Le «rêve américain» s’effrite-t-il? Les marques automobiles chinoises légèrement en tête

Selon une enquête représentative mandatée par AutoScout24, un Suisse sur cinq s’est informé·e l’an dernier sur les voitures chinoises. La propension à l’achat est particulièrement élevée chez les hommes, les personnes à revenu plus faible ainsi que chez les répondants de Suisse romande.

Environ 4 % des personnes interrogées en Suisse alémanique et romande déclarent posséder – ou qu’un membre de leur ménage possède – une voiture d’une marque automobile chinoise. Parmi les autres, 40 % pourraient envisager l’achat d’une voiture chinoise. La propension à acheter est supérieure à la moyenne chez les ménages disposant d’un revenu mensuel inférieur à 4’000 francs, chez les hommes, les personnes vivant hors des agglomérations et en Suisse romande. Les répondants qui n’envisagent pas d’acheter une voiture chinoise évoquent le plus souvent une méfiance vis-à-vis de la Chine, une préférence pour l’Europe ou des préoccupations liées à la qualité et à la sécurité.

Une ouverture croissante envers la Chine – malgré des réserves
Au total, environ un répondant sur cinq (18 %) indique s’être informé sur les voitures chinoises au cours de l’année écoulée, un pourcentage plus élevé chez les hommes et les revenus supérieurs à 8’000 francs. Face à deux véhicules équivalents – l’un provenant d’un pays européen, l’autre de Chine – 73 % choisiraient la voiture européenne et 7 % la voiture chinoise. Dans un face-à-face États-Unis contre Chine, 27 % opteraient pour une voiture américaine, 28 % pour une chinoise et 29 % pour aucune des deux. Un tiers des hommes préfèreraient la voiture chinoise à l’américaine (contre 22 % chez les femmes).

Le rapport qualité-prix fait la différence
Un cinquième des répondants (20 %) seraient disposés à acheter «au moins éventuellement» une voiture chinoise si elle coûtait autant qu’une voiture allemande – une proportion plus faible en Suisse romande (14 %) qu’en Suisse alémanique (22 %). Les différences de revenu sont également marquées: les ménages à revenu plus bas sont plus enclins à l’achat que ceux à revenu élevé. Parmi ceux qui ne possèdent pas de voiture chinoise, 43 % n’en choisiraient jamais une, quel que soit le prix. Pour les autres, la voiture chinoise devrait en moyenne être 38 % moins chère.

BYD et Polestar particulièrement appréciées
Parmi les affirmations testées sur les voitures chinoises, celle qui obtient le plus d’adhésion est «Les voitures chinoises sont innovantes» (55 %), suivie par «Bon rapport qualité-prix» (52 %). Près de la moitié des répondants déclarent accorder moins de confiance à la qualité des voitures chinoises qu’à celle des européennes et jugent problématique qu’un véhicule intègre beaucoup de technologies venant de Chine. De plus, les voitures chinoises seraient perçues comme moins valorisantes en termes de statut (29 % contre 46 % pour les européennes). Lors d’un achat hypothétique, les marques les plus choisies seraient Volkswagen ou Škoda (21 % chacune). Parmi les marques chinoises testées, aucune ne dépasse 5 % d’intentions. Les meilleures valeurs – 4 % chacune – reviennent à BYD et Polestar*. «Compte tenu d’une disposition à l’achat de 40 % révélée par l’étude, de la hausse des recherches sur AutoScout24 et de la tendance générale vers l’électromobilité, de nombreux éléments laissent penser que les marques automobiles chinoises gagneront en importance sur les routes suisses dans les prochaines années», déclare Alberto Sanz de Lama, Managing Director AutoScout24 chez SMG Swiss Marketplace Group.


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Saskia Iten

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